Quelle année. Si on m'avait dit en janvier que 2025 serait aussi mouvementée, je ne l'aurais pas cru. Ruptures de stock, réimpressions, arrivée d'une nouvelle ère, explosion du japonais. Le marché des cartes Pokémon a vécu une année dense. Voici mon bilan, avec ce que j'ai vu, ce que j'ai acheté et ce que j'aurais dû faire autrement.
Le début d'année : la folie Évolutions Prismatiques
Janvier a donné le ton. Évolutions Prismatiques est arrivé dans un marché déjà chaud. Le résultat : des produits introuvables, des revendeurs partout, et des prix de scellé qui ont doublé en quelques jours. Le Noctali-ex illustration spéciale est devenu la carte moderne de l'année, et de loin.
Le point positif, c'est que ce set a ramené énormément de monde dans le hobby. Des anciens collectionneurs, des parents, des curieux. Le point négatif, c'est que beaucoup ont découvert le marché par sa face la plus spéculative.
Le printemps et l'été : réimpressions et stabilisation
The Pokémon Company a augmenté la production, et ça s'est senti. Les ETB sont progressivement revenus vers des prix plus raisonnables. Les sets suivants, comme Rivalités Destinées et les sets Pokémon Noir et Blanc, ont bénéficié de cette offre plus large.
Les tendances que j'ai notées
- Le japonais a explosé : de plus en plus de collectionneurs français achètent en japonais, pour la qualité d'impression et les sets exclusifs.
- Le grading s'est démocratisé : PSA, mais aussi CGC et d'autres sociétés plus accessibles. Les délais restent longs.
- Le vintage a tenu : les grosses cartes WotC n'ont pas bougé à la baisse, et certaines pièces japonaises ont même signé des records.
L'automne : la nouvelle ère Méga-Évolution
Septembre a marqué un tournant avec le lancement des sets Méga-Évolution. Retour des Méga en version ex, nouvelles raretés, nouvelle identité visuelle. Les premières semaines ont été plutôt calmes en termes de spéculation comparé à Prismatique, et franchement, c'était reposant.
Les Méga-ex en illustration spéciale se sont rapidement imposées comme les cartes recherchées. Méga-Lucario et Méga-Gardevoir ont eu leur moment. Les Méga Hyper Rares dorées font aussi beaucoup parler, même si je reste partagé sur leur design.
Ce qui a moins bien marché
Tout n'a pas été rose. Les cartes de milieu de gamme ont continué à baisser sur presque tous les sets modernes. Les illustrations rares de Pokémon peu connus, achetées 15 euros à la sortie, valent souvent 4 ou 5 euros aujourd'hui. Le marché moderne se concentre de plus en plus sur quelques cartes stars par set.
Mes leçons de 2025
- Ne jamais acheter au pic de la hype. Ceux qui ont payé 150 euros un ETB Prismatique en janvier ont souffert.
- Les réimpressions arrivent. Quand un set manque, Pokémon finit presque toujours par en remettre.
- Le japonais devient incontournable. Même si on collectionne en français, il faut le suivre, car il annonce souvent les tendances.
- Les cartes iconiques résistent. Pikachu, Dracaufeu, Évoli et compagnie. La règle ne change pas.
Et pour 2026 ?
Je pense que le marché va rester actif, porté par l'ère Méga-Évolution et par les 30 ans de Pokémon en 2026. Un anniversaire comme celui-là, c'est souvent l'occasion de produits spéciaux, et donc d'une nouvelle vague d'intérêt. Je m'attends à de la spéculation autour de ces sorties. Restez prudents.
En résumé, 2025 a été l'année du retour de la folie, suivie d'un retour au calme bienvenu. Le hobby est en bonne santé, plus large que jamais. À nous de garder la tête froide.
Et vous, quel a été votre meilleur achat de l'année ? Votre plus gros regret ? Je suis preneur de vos retours, et on se retrouve très vite pour les tendances de début 2026.
Image : © The Pokémon Company International / Pokémon TCG — Source : pokemontcg.io
