Londres, février, des milliers de joueurs dans un hall immense et une ambiance électrique. Les Internationaux d'Europe, c'est toujours le moment fort de la saison sur le Vieux Continent. Cette édition 2026 n'a pas dérogé à la règle.
J'y étais, j'ai joué, j'ai perdu plus que prévu et j'ai surtout beaucoup observé. Voici mon retour sur les decks qui ont fait le tournoi.
Le méta à l'arrivée
On arrivait à Londres avec un méta qui semblait stabilisé après Knoxville. Méga-Lucario ex, Dragapult ex et Gholdengo ex en tête. Tout le monde s'attendait à les voir dominer.
Ce qui s'est passé est plus nuancé. Ces trois decks étaient bien présents, mais les Européens ont fait ce qu'ils font souvent : contrer le méta américain. Beaucoup de joueurs sont arrivés avec des listes pensées pour battre Méga-Lucario. Et ça a changé la physionomie du tournoi.
Les decks qui ont performé
Dans les tables hautes du Day 2, voici les archétypes que j'ai le plus croisés :
- Gardevoir ex : le grand gagnant du week-end selon moi. Son bon matchup contre plusieurs decks Combat en a fait un choix très populaire. Et il a répondu présent.
- Dragapult ex : toujours là, toujours redoutable. Il a profité de la diversité du méta pour faire des dégâts.
- Méga-Lucario ex : présent, mais moins dominant que prévu. Il a souffert des techs ciblées.
- Gholdengo ex : solide comme d'habitude. Il a placé plusieurs pilotes en Day 2.
- Grimmsnarl ex de Marnie : la petite surprise. Il a profité de la présence de Gardevoir pour grimper.
Le rogue que tout le monde attendait
Je l'avais prédit en décembre : un deck original allait percer à l'EUIC. Et ça n'a pas manqué. On a vu une liste de contrôle basée sur le blocage des attaques des Pokémon ex aller étonnamment loin. Pas jusqu'au titre, mais assez pour faire parler. Le genre de deck qui fait sourire les spectateurs et pleurer ses adversaires.
Les joueurs européens au rendez-vous
Côté joueurs, les Européens ont bien défendu leur territoire. Plusieurs noms connus de la scène scandinave, italienne et espagnole ont accroché des places dans le top cut. Ces joueurs testent énormément ensemble et ça se voit.
Et les Français ? Une belle délégation, avec plusieurs joueurs en Day 2. Pas de victoire finale, mais des performances solides qui confirment la progression de la scène hexagonale. On sent qu'on se rapproche du niveau des meilleurs.
J'ai aussi été frappé par le nombre de jeunes joueurs dans les catégories Junior et Senior. La relève est là, et certains jouent déjà à un niveau impressionnant.
Les leçons de l'EUIC
Qu'est-ce qu'on retient de ce tournoi ? Pour moi, trois choses.
Un : le méta réagit toujours. Un deck qui domine un tournoi devient une cible pour le suivant. Méga-Lucario l'a appris à ses dépens. Si vous jouez en compétition, anticipez toujours la réaction du méta.
Deux : la préparation collective paie. Les équipes qui testent ensemble arrivent avec des listes plus affûtées. Si vous jouez seul, trouvez des partenaires de test. Ça change tout.
Trois : la condition physique compte. Je sais, ça fait bizarre de dire ça pour un jeu de cartes. Mais deux jours de tournoi, c'est épuisant. J'ai perdu deux matchs en fin de journée sur des erreurs de fatigue. Dormez, mangez, hydratez-vous.
Ce qui vient ensuite
Après l'EUIC, la saison continue avec plusieurs Régionaux européens et la grosse échéance du NAIC. Le méta va encore bouger. Gardevoir ex va probablement devenir la nouvelle cible, et Méga-Lucario pourrait revenir en force.
C'est le cycle normal du jeu compétitif, et c'est ce qui le rend passionnant.
Conclusion
L'EUIC 2026 a été un excellent tournoi, avec un méta varié et des surprises. Gardevoir ex a retrouvé des couleurs, les decks rogue ont eu leur moment, et la scène européenne a montré son niveau.
Vous y étiez ? Racontez-moi votre tournoi. Et si vous n'y étiez pas, dites-moi quel deck vous auriez joué. On compare ?
Image : © The Pokémon Company International / Pokémon TCG — Source : pokemontcg.io
