Un Régional en France, c'est toujours un événement. Pas besoin de prendre l'avion, on croise tous les visages connus des tournois locaux, et on joue à domicile. Lyon accueillait ce week-end de février un rendez-vous attendu par toute la communauté francophone.
J'y étais du vendredi soir au dimanche. Voici mon bilan, entre résultats, ambiance et quelques coups de gueule.
Une organisation à la hauteur
Commençons par le positif. L'organisation a été globalement très bonne. Les rondes ont démarré à l'heure, les juges étaient nombreux et compétents, et l'espace de jeu était confortable. Pour un événement de cette taille, c'est une vraie réussite.
Petit bémol sur la restauration : files d'attente interminables le samedi midi. Plusieurs joueurs ont dû choisir entre manger et arriver à l'heure à leur ronde. À améliorer pour la prochaine fois.
Mais l'ambiance était excellente. On sentait que les joueurs étaient contents d'avoir un gros tournoi chez eux. Beaucoup de familles, beaucoup de jeunes joueurs, et une vraie bienveillance entre les tables.
Le méta français
Lyon arrivait juste après l'EUIC, et ça s'est vu. Les joueurs français avaient bien analysé les résultats de Londres et beaucoup ont adapté leurs choix.
- Gardevoir ex : très présent, suite à ses bons résultats à l'EUIC. Peut-être un peu trop, d'ailleurs.
- Méga-Lucario ex : en embuscade. Plusieurs joueurs ont misé sur son retour, avec des listes mieux armées contre Gardevoir.
- Dragapult ex : fidèle au poste, avec des pilotes expérimentés.
- Grimmsnarl ex de Marnie : le choix malin pour contrer Gardevoir. Il a bien performé.
- Gholdengo ex : un peu moins joué qu'ailleurs, mais toujours solide.
La revanche de Méga-Lucario
C'est l'histoire du week-end. Méga-Lucario ex, malmené à Londres, a fait un beau retour à Lyon. Les joueurs qui l'ont choisi avaient anticipé la vague Gardevoir et ajusté leurs listes en conséquence. Résultat : plusieurs Lucario dans les tables hautes du Day 2. Le méta tourne, encore et toujours.
La scène française progresse
Ce qui m'a le plus marqué, c'est le niveau général. Il y a quelques années, un Régional français, c'était quelques bons joueurs entourés de beaucoup de débutants. Aujourd'hui, même les premières rondes sont exigeantes.
Les joueurs français testent plus, partagent leurs listes, échangent sur les réseaux. Les équipes se structurent. Certains groupes de test se retrouvent chaque semaine en ligne pour préparer les tournois. Ça porte ses fruits.
On a aussi vu beaucoup de joueurs venus de Belgique, de Suisse et du Québec. La communauté francophone se renforce, et c'est une excellente nouvelle.
Mes petits coups de gueule
Tout n'était pas parfait, alors je me permets deux remarques.
D'abord, le slow play. Plusieurs matchs ont fini en égalité parce qu'un des joueurs prenait un temps fou à chaque tour. Je ne parle pas de réfléchir sur une décision difficile, ça c'est normal. Je parle de joueurs qui relisent leur deck entier à chaque recherche. Les juges sont intervenus, mais pas toujours assez vite.
Ensuite, le prix des decks. Beaucoup de jeunes joueurs n'avaient pas accès aux decks tier 1 faute de budget. On en revient toujours au même problème. J'aimerais que la communauté réfléchisse à des solutions, comme des prêts de cartes entre joueurs. Ça se fait déjà dans certaines boutiques, et c'est génial.
Mon tournoi
Pour la petite histoire, j'ai joué Grimmsnarl ex de Marnie. Un pari sur la vague Gardevoir. Le pari a été à moitié gagnant : j'ai battu trois Gardevoir, mais je suis tombé deux fois sur Méga-Lucario. Pas de Day 2 pour moi, mais un tournoi dont je suis plutôt fier. Et surtout, beaucoup de bonnes parties contre des adversaires sympas.
Conclusion
Lyon 2026 restera comme un beau Régional, révélateur d'une scène française en pleine forme. Un méta qui bouge, des joueurs de plus en plus forts, et une communauté soudée. Vivement le prochain.
Vous étiez à Lyon ? Partagez votre expérience, vos résultats, vos anecdotes. Et si vous avez croisé un Grimmsnarl un peu malchanceux, c'était peut-être moi.
Image : © The Pokémon Company International / Pokémon TCG — Source : pokemontcg.io
